1829-1831 En balade avec le major-général Cockburn Comme plusieurs membres du personnel de l’armée, le major-général James Pattison Cockburn détient une formation de l’Académie royale militaire de Woolwich. Cette institution poursuit le but de former des militaires à des techniques artistiques de haut niveau afin qu’ils puissent dépeindre les lieux où ils sont déployés. Ainsi, lorsqu’il est dépêché en poste à Québec de 1822 à 1823 puis de 1826 à 1832, Cockburn produit des dizaines de magnifiques œuvres croquées sur le vif. Cet album vous invite à suivre le major-général dans une balade à Québec et ses alentours à travers quelques-unes de ses œuvres.

En 1608, le français Samuel de Champlain fonde un établissement colonial à un endroit que les Innus, un groupe autochtone nomade appelle « Kebeck ». Ce terme signifie dans leur langue « là où le fleuve se rétrécit ». Ainsi prend racine le projet colonial français en Amérique. Durant les quelques 150 ans qui suivent, Québec est la capitale de la Nouvelle-France, une colonie dont les ramifications s’enfoncent dans sur une grande part du continent nord-américain.

Québec est la ville la plus développée de la colonie, où se concentrent les installations militaires françaises ainsi que les entreprises commerciales de la fourrure, sur lesquelles repose son économie. À la fin du régime français, en 1759, Québec est un petit bourg bien actif comptant plus de 8000 habitants.