1807-1840 La présence autochtone à Québec au tournant du 19e siècle Comme ils le font depuis des temps immémoriaux, des groupes autochtones continuent à être présents à Québec et dans sa région au tournant du 19e siècle. Parmi ces groupes comptent les Hurons-Wendats, vivant tout près de Québec dans un village situé à la Jeune-Lorette. Ce village est mieux connu aujourd’hui sous le nom de Wendake. Les Autochtones se retrouvent dans les forêts avoisinantes pour chasser ou pêcher, ou au centre-ville pour vendre différents produits. D’autres groupes, comme les Malécites et les Abénaquis, fréquentent aussi la région périphérique au sud du Saint-Laurent. Pas étonnant que des artistes de l’époque les ont représentés dans leurs œuvres!

En 1608, le français Samuel de Champlain fonde un établissement colonial à un endroit que les Innus, un groupe autochtone nomade appelle « Kebeck ». Ce terme signifie dans leur langue « là où le fleuve se rétrécit ». Ainsi prend racine le projet colonial français en Amérique. Durant les quelques 150 ans qui suivent, Québec est la capitale de la Nouvelle-France, une colonie dont les ramifications s’enfoncent dans sur une grande part du continent nord-américain.

Québec est la ville la plus développée de la colonie, où se concentrent les installations militaires françaises ainsi que les entreprises commerciales de la fourrure, sur lesquelles repose son économie. À la fin du régime français, en 1759, Québec est un petit bourg bien actif comptant plus de 8000 habitants.