1818-1834 Québec, le Gibraltar d’Amérique À sa fondation en 1608, Québec est conçu comme un poste de défense militaire de la colonie française. Le Régime anglais, qui débute en 1759, confirme la vocation militaire de Québec pour encore plusieurs décennies. Après la guerre anglo-américaine de 1812-1814, les autorités britanniques renforcent les défenses de la ville, ce qui lui vaut le surnom de « Gibraltar d’Amérique ». Le rôle militaire de Québec s’atténue progressivement par la suite, mais la ville demeure un lieu où les militaires sont omniprésents. Plusieurs œuvres artistiques d’époque témoignent de cette réalité.

Depuis des temps immémoriaux, de multiples groupes autochtones fréquentent le site sur lequel se trouve aujourd’hui Québec. Vers l’an 1400, l’un de ces groupes, les Iroquoiens du Saint-Laurent, commence à développer sur ce site le village de Stadaconé. Lorsque le navigateur français Jacques Cartier se présente dans la région pour la première fois en 1535, Stadaconé compte entre 500 et 800 habitants.

Dès 1541, Cartier fonde dans son voisinage un premier établissement avec 400 colons, sur le site de Charlesbourg-Royal (aujourd’hui Cap-Rouge). Après un hiver désastreux, les Français, mal adaptés au climat local, retournent en Europe et délaissent les projets coloniaux au Canada pendant une soixantaine d’années.