1818-1834 Québec, le Gibraltar d’Amérique À sa fondation en 1608, Québec est conçu comme un poste de défense militaire de la colonie française. Le Régime anglais, qui débute en 1759, confirme la vocation militaire de Québec pour encore plusieurs décennies. Après la guerre anglo-américaine de 1812-1814, les autorités britanniques renforcent les défenses de la ville, ce qui lui vaut le surnom de « Gibraltar d’Amérique ». Le rôle militaire de Québec s’atténue progressivement par la suite, mais la ville demeure un lieu où les militaires sont omniprésents. Plusieurs œuvres artistiques d’époque témoignent de cette réalité.

La période d’après-guerre est marquée par une prospérité croissante et de profonds changements sociaux dans tout le pays. Partout, les villes subissent de grandes transformations, avec la croissance des centres-villes en hauteur, la démocratisation de l’automobile et l’expansion des banlieues. La ville de Québec n’échappe pas à ces tendances.

Dans la province, cette période est connue sous le nom de Révolution tranquille. Elle est marquée par le déclin rapide de l’influence de l’Église catholique sur la société et la mise en place de vastes services publics universels. La ville de Québec, où une grande partie de la population est désormais composée de fonctionnaires, est d’autant plus touchée par ces changements sociaux et économiques. Parallèlement, des immigrants venus de partout dans le monde s’installent dans la ville, diversifiant ainsi sa population.