1922-2010 Les grands magasins Les magasins à rayons de la rue Saint-Joseph, au centre-ville Québec, découlent directement de ce qui a été développé à Paris, puis aux États-Unis, dans les années 1850. Ce tout nouveau concept de grand magasin ouvre l’ère de la consommation à grande échelle en présentant une plus grande variété de produits manufacturés réunis en un seul endroit. Le phénomène s’accentue dans les années 1950 avec le développement des banlieues et des centres commerciaux. Trois des quatre magasins phares de la rue Saint-Joseph disparaissent au profit de ces grandes surfaces: Pollack, Paquet et le Syndicat. Seul J.-B.-Laliberté demeure ouvert jusqu’en 2020.

Depuis des temps immémoriaux, de multiples groupes autochtones fréquentent le site sur lequel se trouve aujourd’hui Québec. Vers l’an 1400, l’un de ces groupes, les Iroquoiens du Saint-Laurent, commence à développer sur ce site le village de Stadaconé. Lorsque le navigateur français Jacques Cartier se présente dans la région pour la première fois en 1535, Stadaconé compte entre 500 et 800 habitants.

Dès 1541, Cartier fonde dans son voisinage un premier établissement avec 400 colons, sur le site de Charlesbourg-Royal (aujourd’hui Cap-Rouge). Après un hiver désastreux, les Français, mal adaptés au climat local, retournent en Europe et délaissent les projets coloniaux au Canada pendant une soixantaine d’années.