1840-1865 Quand les eaux se glacent Avant l’arrivée des brise-glaces au 20e siècle, le fleuve Saint-Laurent, cette immense étendue d’eau devant Québec, se glace chaque hiver. La ville est coupée du trafic maritime international pendant quelques mois. À l’échelle locale cependant, la population se débrouille pour poursuivre ses activités. Des gens traversent le fleuve, que ce soit en canot à travers des monticules de glace flottants ou carrément sur le pont de glace, selon les conditions. Partout autour de Québec, les rivières et les chutes gelées offrent un spectacle hors du commun. Ces magnifiques paysages hivernaux se révèlent à travers des œuvres du 19e siècle.

Depuis des temps immémoriaux, de multiples groupes autochtones fréquentent le site sur lequel se trouve aujourd’hui Québec. Vers l’an 1400, l’un de ces groupes, les Iroquoiens du Saint-Laurent, commence à développer sur ce site le village de Stadaconé. Lorsque le navigateur français Jacques Cartier se présente dans la région pour la première fois en 1535, Stadaconé compte entre 500 et 800 habitants.

Dès 1541, Cartier fonde dans son voisinage un premier établissement avec 400 colons, sur le site de Charlesbourg-Royal (aujourd’hui Cap-Rouge). Après un hiver désastreux, les Français, mal adaptés au climat local, retournent en Europe et délaissent les projets coloniaux au Canada pendant une soixantaine d’années.