1968-2015 Le pont Pierre-Laporte, un exploit du génie québécois Dans les années 1950 et 1960, avec la démocratisation de l’automobile, le pont de Québec atteint les limites de ses capacités. En juin 1966 débute la construction d’un deuxième lien routier entre Québec et Lévis, à 200 mètres du pont de Québec. Il deviendra le point d’arrimage de plusieurs autoroutes. Devant s’appeler pont Frontenac, il est renommé avant son inauguration en novembre 1970 en hommage à Pierre Laporte, ministre du gouvernement Bourassa décédé lors de la Crise d’octobre. Il est considéré comme le pont suspendu ayant la plus longue travée principale au Canada. Aujourd’hui, 120 000 véhicules le traversent quotidiennement.

La période d’après-guerre est marquée par une prospérité croissante et de profonds changements sociaux dans tout le pays. Partout, les villes subissent de grandes transformations, avec la croissance des centres-villes en hauteur, la démocratisation de l’automobile et l’expansion des banlieues. La ville de Québec n’échappe pas à ces tendances.

Dans la province, cette période est connue sous le nom de Révolution tranquille. Elle est marquée par le déclin rapide de l’influence de l’Église catholique sur la société et la mise en place de vastes services publics universels. La ville de Québec, où une grande partie de la population est désormais composée de fonctionnaires, est d’autant plus touchée par ces changements sociaux et économiques. Parallèlement, des immigrants venus de partout dans le monde s’installent dans la ville, diversifiant ainsi sa population.