Militaires s’exerçant au tir à la cible, Québec

Militaires s’exerçant au tir à la cible, Québec

Image tirée du journal l’Opinion publique du 27 février 1873, p. 104. Depuis le départ des troupes britanniques en 1871, l’École du Régiment royal de l’Artillerie prend place dans la Citadelle de Québec. Sur cette gravure de 1873, des militaires s’exercent au tir à la cible avec des canons dans cette forteresse. Celle-ci accueillera en 1920 le Royal 22e Régiment. Il s’agira de la seule unité d’infanterie dirigée en français au Canada. Chronoscope Que remarquez-vous dans cette œuvre? Mémoire en partage Document de domaine public (libre de droits) - Date: 1873 Ville de Québec

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.