1975-2019 Une population qui se diversifie À la fin du 20e siècle, les mouvements de population s’accélèrent à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, le paysage culturel de Québec se diversifie rapidement. La ville offre une qualité de vie et des ouvertures professionnelles attirant des personnes de partout. Certaines ont connu un parcours éprouvant, ayant fui des régimes politiques autoritaires, comme ceux d’Haïti ou de l’Europe de l’Est. D’autres ont fui des conflits armés, comme ceux se déroulant au Congo, au Vietnam et au Cambodge. À travers le parcours de certains individus, voyez comment la grande histoire de la mondialisation prend forme dans la petite histoire de Québec!

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.