Vue de la rue Hope (rue Sainte-Famille) vers la porte Hope, depuis le marché de la haute-ville à Québec, Bas-Canada

Vue de la rue Hope (rue Sainte-Famille) vers la porte Hope, depuis le marché de la haute-ville à Québec, Bas-Canada

James Pattison Cockburn Dès le 17e siècle, la population de Québec bourdonne au coeur des marchés, dont celui de la haute-ville, situé devant la cathédrale Notre-Dame. Au fil des années, les marchés publics deviendront de véritables lieux de rassemblement et de gouvernance. Le marché de la haute-ville sera en activité jusqu’en 1878, alors qu’un nouvel édifice s’érige sur le terrain de l’actuel Palais Montcalm. Chronoscope Que remarquez-vous de particulier dans cette illustration? Mémoire en partage Document de domaine public (libre de droits) - no d'acc 1970-188-314 - Collection d’œuvres canadiennes de W. H. Coverdale - Date: 1830 Bibliothèque et Archives Canada

L’année 1791 marque un tournant dans la grande histoire de l’Empire britannique d’Amérique du Nord et, parallèlement, dans la petite histoire de Québec. Cette année correspond l’entrée en vigueur de l’Acte constitutionnel, qui subdivise la grande colonie britannique nord-américaine en colonies distinctes, chacune ayant son Parlement. Le Bas-Canada entre alors en existence, avec Québec comme capitale parlementaire.

Pendant plusieurs décennies, la capitale du Bas-Canada développe son économie et de nombreux immigrants s’y établissent. Il s’agit notamment d’Irlandais, attirés par l’industrie de la coupe de bois et de la construction navale. La population de Québec passe d’environ 14 000 habitants en 1791 à environ 40 000 en 1840, dont près de 40% sont anglophones. Aussi, les Autochtones, désormais fortement minoritaires, continuent néanmoins de fréquenter la ville et sa région.