1806-1840 Le bâtiment comme symbole de pouvoir Comme toutes les capitales du monde, Québec est un lieu où les autorités religieuses et politiques tentent d’afficher leur pouvoir par l’instauration de bâtiments symbolisant leur puissance. Québec détient cependant une particularité qui la rend unique sur le plan architectural. Les influences françaises et britanniques s’y sont conjuguées au cours de son histoire pour former un ensemble de bâtiments sans pareil. Cet album présente quelques-uns de ces bâtiments, parfois d’influence française, parfois d’influence britannique, qui ont marqué l’histoire de la ville au début du 19e siècle. Venez les admirer à travers des œuvres de grands artistes de l’époque.

L’année 1791 marque un tournant dans la grande histoire de l’Empire britannique d’Amérique du Nord et, parallèlement, dans la petite histoire de Québec. Cette année correspond l’entrée en vigueur de l’Acte constitutionnel, qui subdivise la grande colonie britannique nord-américaine en colonies distinctes, chacune ayant son Parlement. Le Bas-Canada entre alors en existence, avec Québec comme capitale parlementaire.

Pendant plusieurs décennies, la capitale du Bas-Canada développe son économie et de nombreux immigrants s’y établissent. Il s’agit notamment d’Irlandais, attirés par l’industrie de la coupe de bois et de la construction navale. La population de Québec passe d’environ 14 000 habitants en 1791 à environ 40 000 en 1840, dont près de 40% sont anglophones. Aussi, les Autochtones, désormais fortement minoritaires, continuent néanmoins de fréquenter la ville et sa région.