La Basse-Ville de Québec et le château Saint-Louis, vus du parapet de la Haute-Ville

La Basse-Ville de Québec et le château Saint-Louis, vus du parapet de la Haute-Ville

James Pattison Cockburn Historiquement, Québec tend à se développer en deux secteurs distincts, appelés la « haute-ville » et la « basse-ville ». La « haute-ville » est généralement associé à l’élite militaire et politique de la ville. La « basse-ville » est quant à elle généralement associée aux classes populaires. Cette division est magnifiquement illustrée dans cette gravure de James Pattison Cockburn. Chronoscope À quelle catégorie d’images pouvez-vous associer cette scène? Mémoire en partage Document de domaine public (libre de droits) - no d'acc 1989-279-18 - Date: 1833 Bibliothèque et Archives Canada

L’année 1791 marque un tournant dans la grande histoire de l’Empire britannique d’Amérique du Nord et, parallèlement, dans la petite histoire de Québec. Cette année correspond l’entrée en vigueur de l’Acte constitutionnel, qui subdivise la grande colonie britannique nord-américaine en colonies distinctes, chacune ayant son Parlement. Le Bas-Canada entre alors en existence, avec Québec comme capitale parlementaire.

Pendant plusieurs décennies, la capitale du Bas-Canada développe son économie et de nombreux immigrants s’y établissent. Il s’agit notamment d’Irlandais, attirés par l’industrie de la coupe de bois et de la construction navale. La population de Québec passe d’environ 14 000 habitants en 1791 à environ 40 000 en 1840, dont près de 40% sont anglophones. Aussi, les Autochtones, désormais fortement minoritaires, continuent néanmoins de fréquenter la ville et sa région.