1905-1930 Québec à l’époque des calèches Les calèches sont intrinsèquement liées à l’histoire de Québec. De l’époque coloniale jusqu’à l’ère de la voiture, c’est le moyen de transport privilégié. D’abord sur deux roues, on évolue graduellement vers un modèle à quatre roues au XXe siècle. Découvertes par beau temps, elles sont équipées d’une capote en cuir déployée à volonté pour protéger les passagers des intempéries. L’hiver, des patins sont installés pour circuler sur la neige et la glace. Les chevaux sont utiles au déneigement, aux pompiers et aux policiers. Remplacées graduellement par l’automobile au fil du siècle, les calèches conservent leur cachet en matière touristique.

La période d’après-guerre est marquée par une prospérité croissante et de profonds changements sociaux dans tout le pays. Partout, les villes subissent de grandes transformations, avec la croissance des centres-villes en hauteur, la démocratisation de l’automobile et l’expansion des banlieues. La ville de Québec n’échappe pas à ces tendances.

Dans la province, cette période est connue sous le nom de Révolution tranquille. Elle est marquée par le déclin rapide de l’influence de l’Église catholique sur la société et la mise en place de vastes services publics universels. La ville de Québec, où une grande partie de la population est désormais composée de fonctionnaires, est d’autant plus touchée par ces changements sociaux et économiques. Parallèlement, des immigrants venus de partout dans le monde s’installent dans la ville, diversifiant ainsi sa population.