1905-1930 Québec à l’époque des calèches Les calèches sont intrinsèquement liées à l’histoire de Québec. De l’époque coloniale jusqu’à l’ère de la voiture, c’est le moyen de transport privilégié. D’abord sur deux roues, on évolue graduellement vers un modèle à quatre roues au XXe siècle. Découvertes par beau temps, elles sont équipées d’une capote en cuir déployée à volonté pour protéger les passagers des intempéries. L’hiver, des patins sont installés pour circuler sur la neige et la glace. Les chevaux sont utiles au déneigement, aux pompiers et aux policiers. Remplacées graduellement par l’automobile au fil du siècle, les calèches conservent leur cachet en matière touristique.

L’année 1896 correspond à un point tournant dans l’histoire du pays. Wilfrid Laurier est le premier Canadien d’origine française à accéder au poste de premier ministre du Canada. Plus d’autonomie et de moyens financiers sont accordés aux provinces. Québec reprend de l’importance sur les plans politique et économique. La ville est désormais désignée comme la « Capitale nationale » du Québec.

Durant la première partie du 20e siècle, l’industrialisation s’accélère, notamment pour répondre aux besoins des deux guerres mondiales qui se succèdent. La ville attire de nombreuses personnes venant des campagnes environnantes. En 1945, Québec compte quelque 185 000 habitants, vivant entre autres dans plusieurs nouveaux quartiers ouvriers. Près de 93% de la population de la ville est alors francophone.