1904-1953 Le Collège Saint-Charles et les Frères maristes à Charlesbourg En 1904, c’est la création de l’Académie de Charlesbourg. Les Frères maristes trouvent refuge au Québec après les lois sur la séparation de l’Église et de l’État au début du siècle en France. Ayant une réputation de bons pédagogues, ils sont recrutés par le curé de Charlesbourg, Mgr Louis-David Gosselin, qui recherche une institution pour s’occuper de l’éducation des fils de paysans. Le collège est agrandi en 1943. Hormis une trêve entre 1914 et 1922 où ils vont prêter main forte à la mère-patrie alors en guerre, les Frères maristes restent à Charlesbourg jusqu’en 1962, année où des laïcs viennent les remplacer.

En 1840, la métropole britannique impose l’Acte d’union, qui fusionne le Bas-Canada et le Haut-Canada en une seule colonie, le Canada-Uni. Québec perd alors son rôle de capitale politique qui, après des essais dans plusieurs autres villes, reviendra ultimement à Ottawa. Dans ce contexte, la ville hérite du nom de « Vieille Capitale ». Québec attire des immigrants de partout dans l’Empire britannique, depuis l’Europe jusqu’à l’Inde! Environ la moitié de la ville est anglophone au milieu du siècle.

En 1867, la Confédération canadienne voit le jour et Québec regagne un statut de capitale, cette fois pour la province de Québec. Malgré l’industrialisation dans les années qui suivent, la ville connaît une crise économique. Plusieurs familles, dont de riches anglophones, la quittent pour Montréal ou Ottawa. L’exode est facilité par la mise en place du chemin de fer transcanadien. À la fin du siècle, Québec ne compte plus que 15% d’anglophones parmi ses 65 000 habitants.